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L’AFD met environ 20 milliards de F CFA à la disposition de la BNDA

Cette ligne sera prioritairement destinée au financement du monde rural, cœur de métier de la banque verte. Cet appui financier qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle initiative Alliance Sahel est un bel exemple de coopération Nord-Sud.

Le partenariat entre l’Agence Française de Développement et la Banque Nationale de Développement du Mali se renforce d’année en année depuis 36 ans. L’illustration a été donnée par la signature, entre les deux entités, d’une convention de crédit  d’environ 20 milliards de F CFA pour une durée de 10 ans avec 2 ans de différé.  C’était le mardi 19 décembre 2017  à Paris au siège de l’AFD. Les documents ont été signés par le Directeur général de l’AFD, M. Rémy RIOUX et celui de la BNDA, M. Moussa Alassane DIALLO.

Par  cette  convention, l’AFD met à la disposition de la BNDA des ressources longues pour accompagner le développement de ses activités de financement. Cette ligne sera prioritairement affectée au financement des exploitations agricoles, des petites et moyennes entreprises rurales, des associations et coopératives agricoles, des entreprises agro-industrielles, des PME/PMI, des Institutions de micro finance.

Selon le Directeur général de la BNDA, M. Moussa Alassane DIALLO, la pertinence de ce projet et son opportunité résident dans sa contribution à promouvoir des activités génératrices de revenus à travers  des crédits  aux micros et petites entreprises individuelles ou collectives, formelles ou informelles,  qui sont de véritables animatrices de l’activité socio-économique et peuvent constituer à l’échelle nationale de puissants leviers de développement et de croissance économique.

L’initiative est d’autant plus heureuse, aux dires du Directeur général de la BNDA,   que : « la problématique de l’accès au financement bancaire des PME/PMI et des entrepreneurs individuels, surtout en milieu rural, reste posée  de longue date sans  solutions durables, ni perspectives crédibles » D’où son espoir que : «  Cet apport financier de l’AFD est une contribution très significative pour mieux accompagner cette catégorie de clientèle dans son développement et dans sa croissance. Et la BNDA se positionne comme le partenaire idéal pour accompagner les entreprises agricoles, les  PME/PMI et les entrepreneurs individuels, notamment en milieu rural. Elle a développé et mis en place des produits spécifiques ciblant ces catégories de clientèle, le financement du monde rural étant inscrit dans son cœur de métier ».

Tout en se félicitant de la bonne qualité du partenariat entre l’AFP et la BNDA, son Directeur général M. Rémy RIOUX considère cette convention comme une manière de joindre leurs forces au service de la population malienne.  L’enveloppe, a-t-il laissé entendre,  va couvrir largement le territoire malien  au bénéfice des agriculteurs,  des petites et très petites entreprises du pays. « La croissance est possible dès lors que le réseau financier fonctionne efficacement. Tout cela s’inscrit dans un effort plus large qu’on appelle l’Alliance pour le Sahel avec six bailleurs de fonds dont l’ADF avec les gouvernements du G5 Sahel dont le gouvernement du Mali », a-t-il affirmé.

Le Directeur du Département financement des Entreprises,  Banques et Collectivités de l’AFD, M. Djalal KHIMDJEE,  le Directeur Afrique de l’AFD, M. Jean Pierre Marcelli  et Directeur de l’AFD au Mali, M. Pascal COLLANGE, ont tous magnifié la collaboration et le partenariat entre les deux entités et ont émis le vœu que cette initiative se poursuive et que   cette ligne permette à la BNDA de mieux accompagner sa clientèle au bénéfice de l’économie malienne.

Moussa Alassane DIALLO nommé PCA, Souleymane WAIGALO Directeur Général

Telles sont quelques principales décisions qui ont marqué la 127 ème  session du Conseil d’Administration de la BNDA à Paris.

La BNDA a tenu le lundi 18 décembre 2017 à la BTP Banque à Paris à partir de 09h, la 127ème session de son Conseil d’Administration. D’importantes  décisions ont sanctionné les travaux de ce Conseil. En effet, le Conseil d’Administration, sur proposition du gouvernement du Mali, a procédé à la nomination des nouveaux mandataires sociaux.

Ainsi  M. Souleymane WAIGALO, précédemment Directeur Commercial et Marketing a été nommé Directeur Général de la BNDA. M. Moussa Alassane DIALLO Président Directeur Général et Directeur Général sortant occupera les fonctions du Président du Conseil d’Administration.

En plus d’être nommé PCA,  M. Moussa Alassane  DIALLO a été élevé, par le Conseil d’Administration,  au titre de président d’honneur à vie de la BNDA. Ces nominations de nouveaux mandataires sociaux est une réponse  aux recommandations  de la commission bancaire relatives à  la séparation des fonctions de Président du Conseil d’Administration et de Directeur Général.

Le tout nouveau PCA a remercié les hautes autorités du Mali, notamment le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Economie et des Finances ainsi que les administrateurs et les actionnaires de la BNDA pour la confiance  placée en lui. Cette décision, a-t-il affirmé, est une marque de confiance  et atteste la capacité des cadres de la banque verte à poursuivre sa gestion.

Quant au nouveau Directeur Général, M. Souleymane WAIGALO, il a également salué les hautes autorités maliennes, les administrateurs et les actionnaires de la banque pour cette nomination qu’il perçoit comme un véritable challenge. Un challenge qu’il mettra un point d’honneur à relever grâce à l’accompagnement  et au soutien des autorités des actionnaires, des administrateurs et surtout des employés de la banque. Cette nomination, selon lui, est une confiance renouvelée en l’équipe de la BNDA pour certainement consolider les acquis engrangés et maintenir le cap du développement de la banque.

Autre point fort  de ce présent Conseil d’Administration, c’est  l’adoption du budget 2018.  Au titre des autorisations de crédit, a déclaré le Directeur Général, M. Moussa Alassane DIALLO, la BNDA va injecter en 2018, la somme  452 milliards de F CFA dans l’économie malienne, soit une  progression de 15% par rapport à l’exercice 2017.  Sur cette enveloppe, a-t-il précisé, 55% seront  destinés  au financement du secteur agricole. La BNDA va collecter, a-t-il poursuivi,  des dépôts pour 316 milliards de F CFA,  soit une augmentation de 14%.  

Moussa CAMARA, Chargé de Communication BNDA

Le vice-président de l’Assemblée nationale de France à Fana :

Marc Le Fur  en contact avec les acteurs de la coton culture

Une importante délégation, composée du vice-président de l'Assemblée nationale française, Marc  Le Fur, de l'ambassadrice de France au Mali, madame Evelyne Decorps accompagnée du Directeur de l'AFD au Mali, Pascal COLLANGE, des députés du cercle de Dioïla, du Directeur général de la BNDA, Souleymane WAIGALO, du PDG de la CMDT, Baba BERTHE et plusieurs autres personnalités, s'est rendue le jeudi 25 janvier 2018 à Fana. La délégation, conduite par le vice-président de l'Assemblée nationale de France et également rapporteur du budget de l'aide publique au développement, M. Marc Le Fur, a été chaleureusement accueillie par les autorités administratives, politiques et coutumières de Fana.

En effet, dans le cadre du partenariat Nord-Sud, la France accompagne l’agriculture malienne à travers l’Agence Française de développement.Il importe de noter que l’Agence française de Développement a constamment apporté son appui aux priorités stratégiques maliennes dans les domaines très variés. Cet appui a concerné, entre autres, les domaines de l’agriculture.

Cette dernière est non seulement actionnaire à hauteur de près de 23 % dans le capital de la BNDA, mais aussi, elle accompagne régulièrement celle-ci à travers des appuis techniques, des lignes de crédit à des taux concessionnels et même  des subventions. C’est ainsi, que le 19 décembre 2018 à Paris,  l’AFD a accordé à la Banque Nationale de Développement Agricole un prêt de 30 millions d’euros,  soit 20 milliards de F CFA  décaissé  le 23 décembre 2017. Ces facilités  permettent à la BNDA de poursuivre sereinement le financement des différentes chaines de valeur agricoles. Dans ce cadre, la BNDA  a accordé dans le courant de janvier 2018 un financement de 18 milliards de F CFA pour l’achat du coton auprès des producteurs et plus de 7 milliards de F CFA  au titre des intrants agricoles pour ne citer que ces deux opérations en plus des multiples financement pour la commercialisation des céréales ( riz, mais, mil, haricot etc.) et les graines de coton.

Faut-il rappeler que le Mali est un pays soudano-sahélien à vocation essentiellement agro-pastorale, qui s'étend sur une superficie de 1.240.202 Km2. L’économie du pays repose essentiellement sur le secteur rural, qui occupe près de 80% de la population active et contribue pour plus de 15% aux recettes d’exportation (provenant essentiellement du coton, du bétail et des céréales). La contribution du secteur au PIB est de l’ordre de 33%. L'agriculture a donné naissance à un nombre important d'entreprises agro-industrielles dans le domaine du textile et de l'alimentation. C’est dire tout l’impact positif qu’a pu avoir  les actions de l’AFD  sur l’amélioration des conditions de vie des populations maliennes à travers  son soutien constant au secteur agricole.En plus de l’AFD, d’autres structures françaises sont dans le capital de la banque verte. Il s’agit du Crédit coopératif et de BPCE IOM avec respectivement 9, 70 % et 9, 72%. L’Allemagne y est également présente à travers la DGE avec 21,43%.

C'est le village de N'Djinina, à quelques encablures de Fana, qui a reçu la première visite de la délégation. Sur place, les membres de la délégation ont eu droit à une visite guidée  du centre de conditionnement et de commercialisation du village. Ils s'adresseront ensuite aux villageois pour leur expliquer l'importance de la culture du coton et l'intérêt pour les autorités maliennes de la soutenir véritablement. Après s’être réjoui de l’accueil à la délégation, M. Marc Le Fur,  a beaucoup apprécié les efforts synergiques des jeunes de N’Djinina qui peuvent être, selon lui, une alternative à l’exode rural ou encore à l’immigration. En guise d’illustration, il a souligné l’exemple de sa propre région à savoir la Bretagne où les jeunes, par des initiatives similaires,  ont su tirer leur épingle du jeu et résister à l’attrait de la capitale. L’ambassadrice de France au Mali, Mme Evelyne Decorps,  a également salué les efforts des villageois et fait part de la disponibilité de son pays à accompagner le Mali.

Le PDG de la CMDT, Baba BERTHE,a invité les cultivateurs de N’Djinina à persévérer dans leurs efforts de culture du coton afin que le Mali puisse conserver son titre de premier pays producteur de coton en Afrique. Le Directeur général de la Banque Nationale de Développement Agricole, Souleymane WAIGALO, a insisté sur  les avantages de la culture du coton en termes d’épanouissement et de  bien-être de la population. Il a ensuite indiqué que son institution, de concert avec ses partenaires comme l’AFD, va continuer à apporter son appui surtout financier au monde rural.  « La BNDA a été très honorée par cette visite du vice-président de l’Assemblée nationale française et de Mme l’Ambassadrice de France au Mali et remercie sincèrement les autorités françaises et le peuple de France pour les appuis multiples et multiformes permettant le financement   de l’agriculture malienne  à hauteur de souhait», a indiqué son Directeur général. Si le chef de village de N'Djinina s’est félicité de la visite de la délégation, la représentante des femmes en a profité pour faire des doléances. Au nombre de celles-ci, figurait en bonne place le manque d’eau pour mieux entretenir les travaux de maraîchage en contre-saison

Le deuxième lieu visité a été l'usine CMDT de Fana où la délégation a pu constater de visu le processus d'égrenage et de constitution des balles de coton. Le troisième lieu visité a été l'huilerie GISEM, l’un des nombreux clients qui bénéficient de l’accompagnement de la BNDA. En compagnie du promoteur, M.DIALLO, les visiteurs ont eu droit à des explications détaillées du processus de production de l’huile et de l’aliment pour bétail. Ces unités permettent de créer de la valeur ajoutée aux sous-produits du coton,  limitent le volume des importations en huile alimentaire et assurent au bétail un moyen de survie jusqu’à l’hivernage en plus de l’embouche. Il y a lieu de rappeler qu’en plus de participer au financement, la BNDA a en charge le paiement du coton aux cotonculteurs dans toutes les zones et dans tous les secteurs.La dernière étape de la visite était l’agence BNDA de Fana où les visiteurs du jour ont eu un accueil digne de leur rang avant de se retrouver autour d'un déjeuner copieux offert par la BNDA. De quoi terminer en beauté une visite au pas de charge.

L’Agence BNDA à Paris donne l’opportunité aux migrants de valoriser leurs épargnes et de réaliser des projets au Mali  dans les domaines de l'agriculture et de l'agro-industrie notamment. Elle offrira  tous les services  d’une banque universelle.

Assurer une synergie d'actions entre les Maliens de la diaspora installés en France et leurs compatriotes restés au pays en vue de mutualiser les moyens financiers des migrants avec les besoins de financement de l'économie nationale, voilà entre autres, l'objectif de l'ouverture d'une agence permanente de la BNDA à Paris. Le Ministre de l'Economie et des Finances, Dr Boubou CISSE, a coupé, le samedi 16 septembre 2017,  le ruban symbolique de la nouvelle agence sise au 62, rue d'Avron dans le vingtième arrondissement de Paris.

Il était 16H00 ce samedi, un après- midi ensoleillé si rare ces temps-ci dans la métropole. Au 62, rue D'Avron, dans le 20ème arrondissement, le Ministre Boubou CISSE, accompagné du Directeur général de la BNDA, M. Moussa Alassane DIALLO et de l'ensemble des administrateurs de la Banque, est accueilli par Hamidou SAMAKE, maire adjoint du 20e, chargé de l'Emploi, du Tourisme, de l'Attractivité, du Développement économique et des NTIC. L'hôte du jour se réjouit d'accueillir une institution bancaire dans sa ville. Une ville, dit-il, qui se trouve à l'intersection entre la France et le Mali, car jouxtant la ville de Montreuil considérée comme la plus malienne des villes françaises. Après les mots de bienvenue du maire, le ministre Boubou CISSE, a procédé à la coupure du ruban symbolique de la désormais agence BNDA de Paris.

La BNDA, était représentée depuis décembre 2011 à Paris à travers un bureau de représentation. A partir de ce 16 Septembre2017, cette représentation devient  une agence bancaire garantissant tous les services qu'offre une banque universelle. La création d'une agence BNDA à Paris est la concrétisation d'une volonté longtemps affichée par la banque : celle d'offrir aux migrants, la possibilité de valoriser leurs épargnes et de réaliser des projets au Mali, dans les domaines de l'agriculture et de l'agro industrie, notamment. C'est aussi l'aboutissement d'un partenariat dynamique et fécond entre la Banque d'escompte BDE et la BNDA.

Selon le Directeur Général, Moussa Alassane DIALLO, l'agence de Paris a trois missions prioritaires. Il s’agit d’abord d’aider les Maliens de France à organiser leur retour et leur insertion dans la vie économique du Mali, particulièrement à travers des projets structurants dans le secteur de l'agriculture ; ensuite d’accompagner nos compatriotes pour investir leurs épargnes dans des projets porteurs dans le domaine de l'artisanat et de l'industrie, du commerce, de l'élevage et de la pêche ; et enfin  de proposer des produits innovants aux Maliens de France dans une dynamique d'épargne projet. Chaque migrant pouvant présenter un projet de retour et obtenir l'accompagnement de la BNDA pour sa mise en œuvre.  Et le Directeur général de renchérir que l’agence de Paris a pour objectif d'apporter une réponse globale à la problématique des besoins de financement du secteur agricole et des projets structurants dans les autres secteurs de l'économie malienne. En collectant l'épargne des migrants pour financer le développement national, précise-t-il, la BNDA peut inversement offrir aux migrants, un service bancaire complet, allant du dépôt de fonds à l'octroi de crédit et in fine garantir aux migrants le financement de leur projet de retour au bercail.  Autre mission non moins importante, le bureau de Paris doit assurer les transferts d'argent de nos compatriotes dans des conditions sécurisées.

Pour Alain Wormser, Président-Directeur général de la Banque d'escompte, devenue Banque Wormser et frère, partenaire principale de la BNDA dans le transfert de l'épargne des migrants, a bien apprécié la présence de la banque verte dans la capitale française avant de décliner  les objectifs de sa banque.

Pour sa part, le président du Crédit coopératif, un actionnaire français de la BNDA, Monsieur Jean-Louis Bancel, le partenariat entre la BNDA et le crédit coopératif est fondé sur plus de 30 ans de coopération. Une longue expérience qui a vu le crédit coopératif contribuer à la mise en place, avec la BNDA de KAFO JIGINEW. Cette confiance, à l’en croire, va se renforcer avec l'ouverture de cette agence de Paris.

Banque de proximité
Le Ministre de l'Economie et des Finances a,  de son côté, salué l'installation d'une cinquième institution bancaire malienne auprès de la diaspora qui,  aux dires du Dr Boubou CISSE, est un témoignage éloquent de la performance des banques maliennes qui peuvent désormais évoluer dans un environnement concurrentiel international. C'est aussi la traduction de l'intérêt que le gouvernement du Mali accorde à sa diaspora et à la contribution de celle-ci à l'économie nationale. Le Ministre a insisté sur la dimension humaine que la BNDA a su développer dans ses relations avec sa clientèle. Une approche qui fait de la Banque verte un outil de développement durable au service du Mali et des Maliens. Toujours selon le Ministre Boubou CISSE, la banque verte, passe du statut de banque agricole à celui de banque de proximité. Cela confère à l'institution financière, un rôle essentiel dans le développement et la croissance économique du Mali. Il appartient à chaque pays poursuit-il, d'apporter des réponses appropriées à la fois conjoncturelles et structurelles à l'émergence d'un secteur bancaire inclusif. L'ouverture d'une agence dans le vingtième arrondissement, à quelques pas de Montreuil, démontre selon le ministre, le caractère inclusif de la BNDA, pour qui connait ce que Montreuil représente pour la communauté malienne.  Par ailleurs, le Ministre Boubou CISSE, a invité la BNDA à étendre son réseau à d'autres localités, en France et en Europe, où la communauté malienne est importante. Il s'est engagé à tout mettre en œuvre pour que ce rêve pour les ressortissants maliens en France soit une réalité.

Makanfing KONATE à Paris.

Un bénéfice net après impôts de 9 milliards de F CFA

En 2017, la banque verte a financé l’économie malienne à hauteur de 423 milliards de FCFA dont 54% dévolus exclusivement au secteur agricole. L’exercice écoulé était la 2ème année de mise en œuvre du Plan de développement à Moyen Terme 2016-2020 (PMT 6).

La Banque Nationale de Développement  Agricole a le vent en poupe. La preuve vient d’être donnée au cours de la  128ème  session de son Conseil d’Administration, tenue à Paris le 17 mai 2018. C’était sous la présidence du président du Conseil d’Administration M. Moussa Alassane DIALLO. En effet la banque verte a réalisé  en 2017 un résultat net après impôts  de 9 milliards de F CFA et un  produit net bancaire qui est passé de 31 à 33 milliards de FCFA soit un bond de 6%.

Du coup, elle a porté  ses fonds propres à 76 milliards.  Ainsi la BNDA a, au titre de l’année dernière, financé l’économie malienne à hauteur de 423 milliards de FCFA dont 54% dévolus exclusivement au secteur agricole. Les impôts payés à l’État se chiffrent à 9,839 milliards de FCFA en 2017 contre 9,644 milliards en 2016.

La banque a confirmé son statut de premier partenaire financier du monde agricole en injectant 230 milliards de F CFA à ce secteur dont 6 milliards en direction des organisations paysannes et 224 milliards pour les agro-industries et les fournisseurs d’intrant. Si les Petites et Moyennes Entreprises (PME), les Petites et Moyennes Industries (PMI)  et les Petites et Moyennes Exploitations Agricoles (PMEA) ont été financées à hauteur de  84 milliards de F CFA, et 59 milliards de nos francs  ont été investis dans les équipements et l’habitat en faveur des particuliers. Voilà qui confirme le dynamisme d’une banque qui détient au 30 Avril 2018, 10% des dépôts bancaires, 13% des crédits bancaires et 22% des fonds propres du système bancaire malien. En 2017, la BNDA a su gagner la confiance de 25 000 nouveaux clients.

Face à cette prouesse, Le nouveau Directeur Général Souleymane WAÏGALO, a remercié les travailleurs de la banque pour leur engagement et leur assiduité au travail traduisant les résultats encourageants et la satisfaction des actionnaires. Il a  cependant invité ses collaborateurs à davantage resserrer la ceinture et retrousser les manches afin de faire face aux nouveaux challenges qui sont entre autres : l’augmentation du taux de bancarisation, l’accroissement du nombre de client et la multiplication des points de services afin de répondre aux demandes de plus en plus croissantes du monde rural qui reste le cœur de métier de la BNDA. Et d’indiquer que le premier challenge  est d’accroitre le taux national de bancarisation en offrant des produits et services de qualité et en se rapprochant davantage des clients. Pour l’heure,  la BNDA reste, selon lui,  la banque la plus implantée sur le territoire national et entend le demeurer. Le maintien de son statut de banque de proximité et de banque pour les ruraux, a-t-il assuré, passe nécessairement par la multiplication des points de vente, des services et la digitalisation des moyens de payement.

« La banque verte ne fera jamais assez pour ouvrir des comptes à des Maliens, pour demander à nos compatriotes de venir lui confier leur épargne, parce que ce sont ces collectes qui permettent à la banque de booster ses activités  en maintenant sa bonne structure financière ».  

Donc la banque va poursuivre ses efforts pour ouvrir davantage d’agences, attirer davantage de clients et distribuer davantage de produits pour ses clients. L’accent sera mis sur la digitalisation et particulièrement le mobile banking. Pour mener à bien ses missions,  le conseil d’Administration de la BNDA a approuvé la signature d’une convention de financement de 10 millions d’euros avec la KFW, la Coopération allemande.  Cette ressource, qui vient s’ajouter aux 30 millions d’euros accordés par l’AFD et aux 10 millions d’euros du Crédit coopératif en moins d’une année, permettra d’accroître significativement les activités en faveur des clients de la BNDA. Ces prêts attestent la bonne santé financière de la BNDA et traduisent une capacité d’endettement qui force la confiance de ses partenaires ».

Sylvain FAURE, représentant de BPCE international, s’est dit fier des performances commerciales de la banque surtout en matière de production de crédit. « 2017 a été excellent, le premier trimestre 2018 est également bon en termes de production de crédit. Les résultats financiers 2017 sont très satisfaisants. Il est important que les Maliens sachent que la BNDA est une banque très solide. Ils ont là un outil, un partenaire très solide avec un très bon niveau de fonds propres et une profitabilité qui est récurrente», a-t-il laissé entendre.

Pour le représentant de l’AFD, Monsieur Pascal COLLANGE : « la BNDA reste une grande banque, un grand établissement au service des Maliens dans les villes comme dans les campagnes avec des projets de développement et d’extension. Et la BNDA est dans une très bonne forme avec des résultats qui progressent. La banque a la chance d’avoir des actionnaires qui pensent d’abord à sa santé financière ». A l’en croire, ces performances sont d’abord à mettre au compte d’un personnel qualifié qui est un ensemble d’hommes et de femmes qui veulent travailler, veulent continuer à se former et qui sont exigeants vis-à-vis d’eux-mêmes, […]. Ce succès de la banque est aussi le succès de ces clients qui, a-t-il poursuivi, sont aussi travailleurs et très exigeants qui pour la plus part restent fidèles à la banque.

Makanfing KONATE à Paris