La communauté financière internationale chiffre à près de 2 à 5% du PIB mondial le volume des capitaux de la criminalité organisée blanchis à travers le circuit des institutions financières.

Ceci constitue sans nul doute un fléau.


Consciente du danger que cela représente pour notre espace économique, afin de le préserver contre ce risque, l’UEMOA a indiqué dans la directive N°07/2002/CM/UEMOA du 19/09/2002, le cadre de la lutte contre ce fléau.


Au plan national, il importe de préciser que la BNDA a joué un rôle de pionnier dans la mise en œuvre de la directive car elle n’a pas attendu sa transcription au droit national. Déjà en 2003, la BNDA a aménagé un dispositif de lutte contre le blanchiment qui s’articule autour d’un ensemble de procédures écrites, de manuel de blanchiment, diffusés dans tout le réseau de la banque.
D’autre part, le nouveau système d’information mis en œuvre en 2005 comporte des applicatifs sur la lutte contre le blanchiment dont le paramétrage permet la surveillance des opérations suspectes, la surveillance des clients conformément aux listes noires de pays, des personnes et entités déclarées comme telles par la communauté internationale.


Par ces applicatifs tous les mouvements anormaux au sens de la loi que ce soit des transferts, des rapatriements de fonds ou des opérations en espèces, font l’objet de reporting à l’Inspection générale de la banque puis à l’organe de contrôle supérieur si le soupçon est avéré.


Afin de diffuser la culture de lutte contre le blanchiment, la BNDA organise chaque année et depuis 2005 des séances de regroupement, de sensibilisation et de formation de ses agents bancaires à ce concept. La formation est assurée par un éminent juriste de banque très au fait de la matière. C’est ainsi qu’il a été formé 30 agents en 2005, 40 en 2006 et 40 en 2007 soit un total de 110 agents bancaires formés sur les 3 années.


La BNDA n’entend pas s’arrêter en si bon chemin, elle ambitionne très prochainement de nouer un partenariat avec une société étrangère de fourniture de solution globale de liste et de filtre des personnes «  black lister » à travers le monde.
Ce partenariat lui permettra sans nul doute d’affiner son programme d’identification des clients afin de détecter les clients risqués avant leur entrée en relation avec la banque et de filtrer les transactions douteuses.