Le jeudi 01 Décembre 2011, Mr Moussa Alassane DIALLO, Président Directeur de la BNDA et Mr Jean Michel LATY, Directeur Général de la BRED ont procédé à l’inauguration du Bureau BNDA de Paris.


En effet, la BNDA et la BRED ont noué un partenariat commercial visant à :

faciliter l’accès des migrants maliens aux services bancaires en général
diminuer les coûts des transferts
valoriser l’épargne des migrants pour leur permettre l’accès au crédit dans leur pays d’origine.

Le Directeur Général de la BRED M. Jean-Michel Laty lors de son intervention
La BNDA et la BRED ont donc développé une nouvelle approche qui devrait mieux répondre aux préoccupations des ressortissants maliens. Concrètement, elle se présente de la façon suivante :
Un bureau commun avec un personnel mixte : un agent de la BNDA et un agent de la BRED, chargés d’accueillir, de conseiller et d’orienter les clients
Des clients doublement bancarisés (bi bancarisés) mais pouvant bénéficier (séparément) des produits et services bancaires de chacune des deux banques
Un service de transfert d’argent à prix modéré qui est communément commercialisé par les deux banques, qui est donc mis à la disposition des clients bi bancarisés
Un accès aux services bancaires sur toute l’Île de France

Le PDG de la BNDA M. Moussa Alassane Diallo prononçant le discours inaugural

Une vue des participants lors de l’inauguration officielle le 1èr décembre

La communauté financière internationale chiffre à près de 2 à 5% du PIB mondial le volume des capitaux de la criminalité organisée blanchis à travers le circuit des institutions financières.

Ceci constitue sans nul doute un fléau.


Consciente du danger que cela représente pour notre espace économique, afin de le préserver contre ce risque, l’UEMOA a indiqué dans la directive N°07/2002/CM/UEMOA du 19/09/2002, le cadre de la lutte contre ce fléau.


Au plan national, il importe de préciser que la BNDA a joué un rôle de pionnier dans la mise en œuvre de la directive car elle n’a pas attendu sa transcription au droit national. Déjà en 2003, la BNDA a aménagé un dispositif de lutte contre le blanchiment qui s’articule autour d’un ensemble de procédures écrites, de manuel de blanchiment, diffusés dans tout le réseau de la banque.
D’autre part, le nouveau système d’information mis en œuvre en 2005 comporte des applicatifs sur la lutte contre le blanchiment dont le paramétrage permet la surveillance des opérations suspectes, la surveillance des clients conformément aux listes noires de pays, des personnes et entités déclarées comme telles par la communauté internationale.


Par ces applicatifs tous les mouvements anormaux au sens de la loi que ce soit des transferts, des rapatriements de fonds ou des opérations en espèces, font l’objet de reporting à l’Inspection générale de la banque puis à l’organe de contrôle supérieur si le soupçon est avéré.


Afin de diffuser la culture de lutte contre le blanchiment, la BNDA organise chaque année et depuis 2005 des séances de regroupement, de sensibilisation et de formation de ses agents bancaires à ce concept. La formation est assurée par un éminent juriste de banque très au fait de la matière. C’est ainsi qu’il a été formé 30 agents en 2005, 40 en 2006 et 40 en 2007 soit un total de 110 agents bancaires formés sur les 3 années.


La BNDA n’entend pas s’arrêter en si bon chemin, elle ambitionne très prochainement de nouer un partenariat avec une société étrangère de fourniture de solution globale de liste et de filtre des personnes «  black lister » à travers le monde.
Ce partenariat lui permettra sans nul doute d’affiner son programme d’identification des clients afin de détecter les clients risqués avant leur entrée en relation avec la banque et de filtrer les transactions douteuses.