La stratégie de la BNDA à moyen terme envers les SFD 

La BNDA dans la réalisation de son objectif de développement rural a toujours estimé que les SFD sont un vecteur important dans la distribution du crédit agricole.

Aussi, la reforme institutionnelle en cours est une aubaine pour poursuivre et renforcer son articulation avec le secteur dans un cadre assaini et maîtrisé.

Cette volonté apparaît dans ses propositions d’axes stratégiques pour la période 2013 à 2015 dans lesquelles, elle a notamment défini comme objectifs :

    • La confirmation de sa position de leader dans le financement bancaire de l’agriculture au Mali  en développant les services bancaires et la distribution de crédits en faveur des  producteurs agricoles, directement ou par l’intermédiaire des systèmes financiers décentralisés
    • La  poursuite du financement des structures de microfinance ayant démontré leur fiabilité en s’appuyant sur une approche classique d’analyse du risque clientèle.

La BNDA a envisagé plusieurs options d’intervention dans le secteur de la microfinance :

    • La  poursuite du financement des structures de micro-finance ayant démontré leur fiabilité en s’appuyant sur une approche classique d’analyse du risque clientèle
    • La prise de participation dans le capital d’une Institution de Micro Finance (IMF) ;
    • La création d’une filiale d’IMF;
    • La Création d’un guichet microfinance ;
    • La signature de conventions de coopérations opérationnelles avec une ou plusieurs IMF portant sur :
      • Le Mobile Banking : utilisation des IMF comme agents agréés et ouverture du service à leurs clients
      • La monétique : Installation de GAB dans les points de vente des IMF et offre de cartes prépayées
      • La coopération avec des IMF pour le paiement des revenus du coton aux producteurs
      • Le transport de fonds.
    • La signature d’un protocole d’accord de gestion et d’assistance technique avec une structure de micro-finance locale pour contrôler et son conseil d’administration, et sa gestion. A cet effet, il s’agit :
      • de prendre une participation dans le capital de la structure de micro-finance qui doit avoir la personnalité juridique nécessaire pour le faire
      • de fournir une assistance technique permettant d’assurer une bonne gouvernance et une bonne rentabilité de la structure (par exemple DGA, DFC et Directeur du Crédit)
      • de la mise à disposition de ligne de crédit permettant la couverture de l’ensemble des besoins de refinancement de la structure
      • de subventionner les écarts de rémunération  de l’assistance technique.